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Temps de lecture : 2 min

08/01/2026

2026, année internationale des agricultrices

La lutte contre les discriminations de genre dans le monde pourrait constituer un levier majeur de prospérité économique et de sécurité alimentaire : c’est l’une des conclusions fortes du récent rapport de la FAO, La situation des femmes dans les systèmes agroalimentaires, dans lequel l’agence onusienne propose une analyse approfondie des dynamiques de genre à l’œuvre à tous les niveaux des systèmes agroalimentaires.

C’est sans doute aussi l’une des motivations qui a conduit l’Assemblée générale des Nations Unies, avec l’appui de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), à proclamer l’année 2026 Année internationale des agricultrices (International Year of the Woman Farmer). Cette initiative vise à mettre en lumière le rôle essentiel – et encore largement invisibilisé – des femmes dans les systèmes agroalimentaires mondiaux, et à accélérer les progrès en matière d’égalité de genre et d’autonomisation des femmes dans l’agriculture et l’alimentation.

Des femmes très présentes mais encore invisibilisées

Les femmes représentent environ 40 % de la main-d’œuvre agricole mondiale. Agricultrices, éleveuses, pêcheuses, apicultrices, transformatrices ou commerçantes, elles sont présentes à tous les maillons des chaînes de valeur agroalimentaires. Elles jouent un rôle déterminant dans la production alimentaire, la nutrition et la résilience des ménages ruraux, tout en assumant parallèlement un fardeau disproportionné de travail domestique et de soins non rémunéré.

Malgré cette contribution majeure, les femmes continuent de subir de fortes discriminations structurelles : accès limité au foncier, aux financements, à l’emploi formel, à la formation, aux ressources productives, aux technologies, aux responsabilités politiques ou encore aux services de santé. Ces inégalités impactent leurs revenus et freinent leur capacité à s’adapter aux crises climatiques, économiques ou sanitaires.

Selon la FAO, combler les écarts entre les femmes et les hommes dans le secteur agricole permettrait d’augmenter le PIB mondial d’environ 1 000 milliards de dollars et de réduire significativement l’insécurité alimentaire, en bénéficiant à des dizaines de millions de personnes.

Principales actions et initiatives prévues

L’Année internationale des agricultrices encourage les gouvernements, les institutions internationales, la société civile et le secteur privé à mettre en place des politiques, des réformes juridiques et des investissements ciblés en faveur de l’autonomisation des femmes. Ces actions portent notamment sur l’accès au foncier, aux financements, aux formations professionnelles, aux services de conseil agricole et aux technologies, ainsi que sur la reconnaissance du travail non rémunéré.

L’initiative soutient également le renforcement de la collecte de données et d’indicateurs genrés, indispensables pour mesurer les progrès réalisés, orienter les politiques publiques et évaluer l’impact réel des actions mises en œuvre.

Un levier pour transformer les systèmes agroalimentaires

En résumé, l’Année internationale des agricultrices 2026 constitue à la fois une opportunité politique et symbolique pour reconnaître, valoriser et soutenir les femmes dans l’agriculture, et un levier stratégique pour transformer les systèmes agroalimentaires. En s’attaquant aux inégalités structurelles et en promouvant des actions concrètes et durables, elle contribue à bâtir des systèmes plus équitables, plus résilients et plus durables, au bénéfice de l’ensemble des sociétés.