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05/03/2026
La semence au premier plan pour sécuriser la production agricole et assurer la souveraineté alimentaire
Au Salon international de l’agriculture 2026, plusieurs événements ont positionné la semence comme solution de premier plan pour adresser les enjeux de souveraineté alimentaire et de sécurisation de la production agricole, en cohérence avec l’analyse d’Agridées dans sa nouvelle Note stratégique La semence s’affirme dans un environnement à risques.
Ce fut notamment le cas du grand débat organisé par l’interprofession des semences et plants (SEMAE) le 24 février 2026 et intitulé « La semence, premier maillon de la souveraineté alimentaire ». Cet événement a été l’occasion pour les acteurs de la filière de faire passer quelques messages importants : la volonté de pouvoir enfin utiliser les nouvelles techniques génomiques (NGT) en Europe ; la vigilance sur l’impossibilité de produire des semences de radis et d’épinards en France, en raison d’accès restreint à l’eau et aux produits de santé des plantes ; la fierté de participer à des programmes de recherche sur la génétique du pois en partenariats public-privé ; et plus largement la nécessité de trouver des financements pour travailler la génétique des légumineuses, sur le modèle de la Contribution à la recherche et innovation variétale (CRIV) aujourd’hui réservée aux céréales à paille. Ces éléments apparaissent tous dans la Note stratégique d’Agridées récemment publiée.
SEMAE a également présenté des chiffres clés actualisés pour la filière semences avec les données 2025, permettant de mettre à jour les statistiques présentées dans la Note d’Agridées. Le dynamisme économique de la filière est bien confirmé, avec le nombre d’emplois en hausse, le maintien du chiffre d’affaires et de l’excédent commercial à des niveaux élevés et l’intensification de l’innovation.
