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Temps de lecture : 3 min

03/06/2022

Rencontre carbone d’Agronov : de fortes attentes de retour de valeur pour le monde agricole

Cette saison est décidément le « printemps du carbone agricole »… En effet, après l’agridébat du 16 mai 2022 « Agriculture : concilier rentabilité économique et action climatique » organisé par Agridées en partenariat avec le pôle d’innovation de Bourgogne Franche Comté Agronov, puis le 25 mai 2022 l’événement de lancement de la Climate Agriculture Alliance dans les locaux d’Agridées, ont suivi le 31 mai 2022 les Rencontres Carbones annuelles d’Agronov à Dijon.

Cette réunion a été pour Agridées une opportunité de présenter les principaux messages de la note de think tank récemment publiée « Agriculture : concilier rentabilité économique et action climatique ». Ce fut également l’occasion pour le think tank  d’animer une table ronde avec différents acteurs de la région Bourgogne Franche Comté, illustrant leurs actions en matière d’agriculture bas carbone. Nous y avons retrouvé certains messages mis en avant lors des événements des 16 et 25 mai 2022 (le rôle de la data agricole pour construire des indices de mesure robustes, l’importance de la massification des actions pour que l’agriculture séquestre de grandes quantités de carbone et contribue donc significativement à l’atténuation du changement climatique, le besoin de formation et d’acculturation des acteurs), complétés par d’autres éclairages.

La réflexion de certains agriculteurs visant à améliorer leur bilan carbone les conduit à repenser leur exploitation de manière systémique, voire de diversifier leurs activités : installation de panneaux photovoltaïques, production pour la méthanisation, introduction d’animaux d’élevage, culture de plantes à parfum, telles que la lavande.

Le rôle de l’arbre dans l’agriculture bas carbone a également été développé (agroforesterie, plantation de haies bocagères, de vergers pâturés, plantations truffières…). Les promesses sont nombreuses en matière de co-bénéfices : séquestration de carbone sur le long terme, amélioration de la biodiversité, relocalisation de certaines productions comme celles des piquets (aujourd’hui en acacia et majoritairement importés de pays d’Europe de l’Est). Ces bénéfices potentiels doivent encore être confirmés, et les acteurs se mobilisent pour construire des références sur le long terme.

Enfin, les attentes des acteurs engagés dans l’agriculture bas carbone sont importantes, non seulement pour améliorer la robustesse du modèle économique des exploitations agricoles, mais aussi pour leur « effet marketing », contribuant à améliorer l’image des agriculteurs ou des coopératives dans la société (auprès du voisinage par exemple).