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Temps de lecture : 3 min

08/10/2021

Salon Produrable 2021 : Cap Régénération !

Pour sa quatorzième édition, le salon professionnel Produrable, spécialisé dans la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), organisé à Paris les 16 et 17 septembre 2021, a porté le message de la Régénération ou le lien entre l’économie et le vivant (« Régénérer c’est renouveler, reconstituer, réformer, réinventer »). Dans un contexte de réouverture des grands événements au public et de fort engouement pour les thèmes du développement durable, le Salon a attiré plus de 8000 personnes et 200 exposants.

Dans cet événement généraliste, la bioéconomie et notamment l’agriculture et l’alimentation ont occupé une place de choix : régénération des sols, production de biomasse pour les énergies renouvelables (méthanisation…), pour les matériaux ou la cosmétique, mais aussi dans les filières agroalimentaires avec des exigences plus affirmées sur la traçabilité des produits et les modes de production des matières premières, plus de naturalité. La relocalisation des systèmes de production en France et en Europe est un sujet qui traverse toutes les industries.

Jusqu’à présent principalement cantonnée dans les services Marketing et Communication, la RSE devient progressivement un domaine stratégique des entreprises rattaché directement à la Direction générale. Les instances de gouvernance des entreprises au plus haut niveau prennent pleinement conscience que la RSE n’est pas un sujet annexe mais est un domaine transversal qui concerne autant les directions techniques, financières et des ressources humaines. En effet, dans tous les secteurs d’activité, une bonne stratégie RSE, comme la décarbonation des process de production par exemple, peut entraîner des changements transformateurs des modèles économiques : substitutions des énergies renouvelables aux énergies fossiles dans les procédés industriels, écoconception des produits, intégration de composants biosourcés… sans oublier la digitalisation et la formation des équipes. Agir à la marge de l’existant ne suffit plus.

Il en va de même pour les productions agricoles et alimentaires. Changer des paramètres dans l’alimentation des animaux, favoriser plus les processus naturels dans les systèmes de production agricole (rechercher les cobénéfices de la diversification des cultures, réduire le recours aux intrants de synthèse…), ou les retraits d’additifs ou d’auxiliaires technologiques en industrie entraînent des remises en question profondes des systèmes de production, qui ne peuvent se faire que par apprentissages progressifs, avec des échecs et des réussites, sur lesquels les entreprises doivent capitaliser dans la durée. Les sujets de la comptabilité socio-environnementale et de la finance durable ont aussi été abordés comme des outils d’accélération et de pilotage de ces transformations et de valorisation auprès des parties prenantes. Le tout s’inscrivant dans une logique d’amélioration permanente.

La prise de conscience que le développement durable n’est plus un simple concept marketing mais un véritable sujet stratégique commence à conduire à des changements réels. Les dirigeants d’entreprise impliqués ont intégré les enjeux d’innovation structurelle, de risques et d’opportunités de développement que la RSE recouvre, un enjeu de pérennité de l’entreprise tout simplement.

Dans cette période de fortes mutations, l’humain n’est pas en reste. Il est même le facteur-clé de succès. Le changement s’accompagne à la fois en levant les freins et en motivant au changement. En d’autres termes, il faut apprendre à désapprendre et raisonner développement durable sur toute la chaîne de valeur d’un produit de sa conception à sa fin de vie, et ne plus penser uniquement rentabilité financière.