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04/03/2026
De la semence à la nutrition : des animaux en bonne santé
Sur le ring de la Ferme pédagogique, Marie-Cécile Damave, responsable innovations et affaires internationales a réuni les entreprises de la nutrition animale (SNIA) avec celles des semences (UFS) pour expliquer simplement comment elles conjuguent leurs talents pour contribuer efficacement à sécuriser notre production agricole et alimentaire grâce à des entreprises implantées dans tous les territoires.

La semence est produite pour répondre aux demandes de quantité et de qualité des différentes filières, qu’elles soient en alimentation humaine ou animale, ou bien dans les filières non alimentaires de type biomatériaux. Pour l’alimentation animale, les critères sanitaires sont particulièrement exigeants afin de fournir une alimentation saine pour des animaux en bonne santé.
Au total, les 187 entreprises de la nutrition animale comptent 15 000 salariés et les 75 entreprises de sélection et 274 entreprises de production de semences rassemblent 11 000 emplois, contribuant à la dynamique économique de nos territoires. Au niveau national, ces secteurs sont de taille conséquente : celui de la nutrition animale a un chiffre d’affaires de 12,7 milliards d’euros, dont 1,5 milliards euros à l’exportation. Pour le secteur des semences, ces chiffres sont respectivement de 3,9 milliards et 2,5 milliards d’euros.
Précision et innovation sont des caractéristiques communes à ces deux industries : précision de la sélection variétale d’une part pour obtenir des plantes adaptées aux conditions agro-pédo-climatiques de chaque territoire et aux cahiers des charges des filières, et précision de la composition des rations alimentaires de chaque animal selon son espèce, son âge, ses objectifs de production, et encore une fois les caractéristiques des filières. L’innovation technologique est très élevée dans les deux secteurs pour obtenir ce niveau de précision.
Enfin, les deux secteurs se mobilisent pour s’adapter au changement climatique (les producteurs aliments composés doivent disposer de matières premières en quantité et qualité satisfaisante malgré la baisse des rendements dus aux événements extrêmes) et également pour l’atténuer, c’est-à-dire pour permettre de diminuer les émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole, par exemple avec des aliments qui réduiront les émissions de méthane lors de la digestion des ruminants.

