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Temps de lecture : 2 min

20/10/2021

Assemblée Générale de la F.F.S. : Résilience des entreprises de spiritueux en 2020

La Fédération Française des Spiritueux réunie en Assemblée Générale le 12 octobre 2021 à Paris sous la houlette de son Président Jean-Pierre Cointreau et de son Directeur Thomas Gauthier a mis en évidence la résilience et les capacités d’adaptation de ce fleuron de l’agroalimentaire français dans la période tourmentée des années COVID-19.

Particulièrement tournée vers l’international, le secteur des spiritueux a réussi à maintenir en 2020 un niveau d’exportation remarquable quand les frontières avaient tendance à réapparaître et la logistique se tendre. Les exportations se sont néanmoins contractées (-19,4% en valeur) préservant un chiffre d’affaires de 3,7 milliards d’€. Alors que le commerce extérieur français est en berne, les vins et spiritueux demeurent le deuxième contributeur à la balance commerciale. Le cognac représente 74,7% de la valeur exportée, devant…la vodka à 7,6%. L’Amérique du Nord et l’Asie contribuent à 81% de ces échanges.

La consommation nationale quant à elle régresse dans sa globalité, sur un marché qui a été impacté par la crise sanitaire. D’une part les ventes via les cafés/hôtels/restaurants ont été violemment frappées par une baisse en volume de 44,5%. D’autre part les ventes en Grande Distribution ont progressé en volume de 4,2% ; en valeur, sur un total en GMS de 5,1 milliards d’€, les whiskies représentent 44,9% de la consommation, devant les anisés à 20,8% et les rhums 13,4%. Les rhums, les amers et les gins y sont particulièrement en croissance.

Les 250 entreprises du secteur des spiritueux sont constituées à 90% de TPE et de PME qui  investissent sur leur savoir-faire et valorisent leur originalité. Pour cela elles peuvent s’appuyer sur l’importance des marques (800), le nombre de signes de qualité (51 indications géographiques) et de catégories de boissons spiritueuses (44). Ces entreprises achètent tous les ans plus de 2 millions de tonnes de produits agricoles (fruits, céréales, plantes…), pour produire des boissons d’origine 100% agricole.  Au-delà, la Fédération des Spiritueux met en valeur les métiers et les territoires d’expression des producteurs en favorisant le tourisme local (Guide Petit Futé « Spiritourisme » lancé en 2018) et en organisant des évènements, tel le « Printemps des liqueurs » en mai 2021.

Les entreprises de spiritueux et leur Fédération participent aux mêmes débats que leurs collègues de l’alimentaire en général. Ainsi elles sont intervenues durant les travaux préalables à la loi « Climat et Résilience » en mettant en exergue leurs capacités de recyclage du verre, ou en obtenant d’être exclues de l’obligation de vente en vrac…De même les spiritueux ont fait valoir leurs particularités, notamment les durées de vieillissement, par rapport à certaines des obligations de la loi EGALIM II. Cela a été confirmé  par le Ministre de l’Agriculture dans une vidéo adressée à l’Assemblée Générale de la FFS. Au-delà, ces entreprises se singularisent du fait de leur engagement sociétal dans les politiques de prévention et de modération de consommation d’alcool. La promotion des comportements responsables constitue un enjeu essentiel de santé publique au regard de la société mais aussi de l’Etat qui exerce déjà une pression fiscale forte ; par exemple sur un litre de spiritueux à 40° vendu 16,5€ le montant total des taxes s’élève à 12,03€.

L’économie des spiritueux, malgré les difficultés, a su garder la tête froide dans la tourmente que nous vivons. Avec pour socle son ancrage territorial, la qualité et la diversité de sa production. Souhaitons le retour d’un savoir-vivre collectif en France et dans le monde afin qu’elle puisse y apporter sa note gastronomique et culturelle. Un plaisir modéré, du lien recréé.