Nouveau label RSE des entreprises de la bioPublié le 17 octobre 2019 par Yves LE MORVAN

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » écrivait Rabelais, … et la bio sans RSE ?

 

 

Le SYNABIO, organisation professionnelle qui rassemble plus de 200 entreprises de la bio, transformateurs et distributeurs spécialisés, promeut un modèle cohérent de développement des filières bio. C’est-à-dire avec des entreprises qui peuvent avoir une vision exigeante des rapports durables dans la chaîne alimentaire, et qui répondent aux questions sociales et sociétales des parties prenantes.

 

Dès 2008 des membres du SYNABIO ont travaillé sur les enjeux et les pratiques relevant de leur responsabilité sociétale et environnementale (RSE), pour créer en 2009 un référentiel, éligible à un label à partir de 2014, Bioentreprisedurable®. Après concertation avec de nombreuses parties prenantes, ce cahier des charges vient d’évoluer dans le cadre d’une révision fondée sur l’ISO 26000 qui s’est achevée en 2019, le nouveau label Bioentreprisedurable® rentrera en application le 1er janvier 2020.

 

 

Les entreprises de transformation ou de distribution qui souhaitent s’engager dans le processus doivent réaliser a minima 10 % de leur chiffre d’affaires en bio, signer le code de bonne conduite Bioentreprisedurable®, qui contient les 8 objectifs du label, et se préparer à des audits sur sites et documentaires.  La grille d’évaluation contient 27 exigences. Les contrôles sont réalisés par des organismes externes, à ce jour Ecocert et Bureau Veritas. L’attestation de labellisation vaut pour 3 ans. Ce label RSE concerne les entreprises, il ne s’agit pas d’un nouveau label produit.

 

 

Il est intéressant de constater dans ce label que la note de conformité globale que doit atteindre une entreprise postulante répond à des pratiques ou à des engagements qui transcendent à la fois la labellisation produit AB et la RSE conventionnelle. Les 6 thèmes intégrés sont (Cf Référentiel BioED Version 2019) :

  • Gouvernance de l’entreprise,
  • Relations et conditions de travail,
  • Environnement,
  • Pratiques d’achat et de vente responsables,
  • Santé, sécurité et naturalité des produits,
  • Ancrage territorial.

 

Les consommateurs, les entreprises dans leurs relations en filière, les parties prenantes interpellent de plus en plus les acteurs de la bio sur leur fonctionnement et leurs responsabilités, au-delà de la qualification des produits. Ce label réévalué apporte des réponses nécessaires.