« Quelle résilience pour les filières bio ? »Publié le 28 mars 2018 par Yves LE MORVAN

 

Le mardi 27 mars 2018, notre think-tank a organisé un agridébat réunissant plus de 150 participants sur le thème de la résilience des filières bio, à la suite de travaux menés depuis un an au sein d’un groupe interne de réflexion.

Une nouvelle Note d’agridées sur ce thème a été diffusée le même jour, faisant 3 propositions :

-Instaurer une nouvelle architecture des aides publiques,

-Mettre en place une palette d’outils pour la structuration de la chaîne alimentaire,

-Faciliter l’accès à l’information par un observatoire économique référent, enrichir le label bio par des logos complémentaires.

 

 

En introduction des débats du 27 mars, Florent Guhl  Directeur de l’Agence Bio, en s’appuyant sur le baromètre Agence Bio/CSA Research de février 2018 a rappelé les chiffres principaux qui démontrent le vigoureux développement de la bio : 1,77 million d’hectares certifiés ou sous conversion c’est-à-dire 6,5% de la SAU française, pour 36.664 exploitations concernées et 17.276 entreprises de transformation ou de distribution répertoriées. Tout cela aboutit à un chiffre d’affaires de 8 milliards d’€, soit environ 4% de la consommation alimentaire en France. Les consommateurs plébiscitent la bio pour la santé, l’environnement, la qualité et le goût. Et ils souhaitent une association entre bio et local.

Lors de la première table-ronde, Jacques Chiron/Biolait, Jacques Creyssel/FCD, Gwenaëlle Le Guillou/Vignerons  Bio de Nouvelle Aquitaine et Nicolas Lecat/Agribio Union ont évoqué les leviers d’ une croissance continue des filières bio, créatrice de valeur, selon les types de filières, longues ou courtes . Meilleures utilisations des contrats, bonne gestion des entreprises (« le prix ne fait pas le revenu » J.Chiron), information économique et technique plus accessible, maintien de la pluralité des débouchés, attentes en matière d’innovation et de recherche, réponses aux consommateurs en matière de santé et de qualité…ont été des pistes citées durant la table-ronde.

 

 

Dans la deuxième table-ronde, Alain Cottebrune/Ferme du Houguet, Claude Gruffat/Biocoop, Pascal Trideau/Esfin Gestion et Jean Verdier/Synabio ont débattu du risque de banalisation de la bio qui serait victime de son succès et inversement de nouvelles exigences des consommateurs. La mise en valeur de la politique de RSE des entreprises, la pratique du commerce équitable, une volonté de différenciation (« la bio ne deviendra jamais du conventionnel sans pesticides » C.Gruffat) et la consolidation financière durable des PME bio…ont été des réponses apportées durant les débats.
En conclusion, Marie Guittard Directrice de l’INAO a rappelé l’importance des signes de qualité pour l’agriculture et la chaîne alimentaire française, dont le label bio. L’institut participe au sentiment de confiance des consommateurs par ses contrôles (72.000 en 2017), protège la marque contre les utilisations frauduleuses, participe à la rédaction des cahiers des charges pour les productions orphelines (cailles, lapins…). Le nouveau règlement européen bio qui sortira sous peu consolidera les fondamentaux et accompagnera le changement d’échelle des filières bio.

Crédit Photos : Marie-Laure Hustache

En annexes :

  • La Note agridées de mars 2018 « La résilience des filières bio », rédigée par Yves Le Morvan,  à télécharger ici
  • L’intégralité des débats filmés hier en streaming à revisionner sur notre page YouTube agridées
  • sur twitter retrouvez les débats avec #agridébat et @SafThinkTank
  • Les slides/déroulé diffusés le 27/03 :

 

Déroulé 20180327

 

 

 

 

 

 

 

 

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Programme Agridébat Du 27 Mars
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