La résilience des filières bio Publié le 28 mars 2018 par Yves LE MORVAN

Dès que l’alimentation et l’agriculture sont évoquées, la bio occupe les espaces médiatique, économique, politique. Il est vrai que la consommation alimentaire des produits bio est en pleine expansion, particulièrement en France, pays très sourcilleux sur la qualité de l’alimentation et en plein doute sur son élaboration. L’application du cahier des charges bio, fondé sur un ensemble d’obligations de moyens, contrôlées et sujettes à traçabilité, est mise en lumière par un label reconnu de tous. Ce label est au sens strict un signe de qualité environnemental, mais il a su agréger de nombreuses autres valeurs qui ont généré la confiance du consommateur et plus globalement celle du citoyen. Cependant, les filières bio changent d’échelle du fait de leur succès. Elles vont devoir assumer une double problématique. D’une part assurer que les fondements et les promesses qui ont propulsé la réussite de la bio constituent toujours le socle de la démarche, générateur de confiance. D’autre part construire les leviers qui accompagneront le développement économique de la bio, pour un changement de dimension évitant la dilution, en créant toujours de la valeur. La résilience individuelle des entreprises opérant dans la chaîne alimentaire bio, c’est-à-dire le renforcement par de nouveaux mécanismes de leur capacité d’adaptation, et la résilience collective des acteurs, c’est à-dire le tissage de solides partenariats de filières, peuvent permettre à la bio de réussir sa mutation : grandir sans se dénaturer, construire la valeur sur les valeurs.

 

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